L'histoire de la musique mécanique à la station des Gets

L’histoire de la musique mécanique, c’est celle de la technique et de la musique tout court. C’est la quête de nouveaux instruments capables d’enregistrer des sons et de les restituer, jusqu’à pouvoir se passer de toute intervention humaine ou presque. C’est cette histoire que nous raconte le musée de la musique mécanique de Les Gets, à travers une collection de 550 merveilles de technique et d’ingéniosité.

Des salles thématiques

C’est au fil de diverses salles qu’on reconstitue cette histoire. Le “salon à musique”, c’est la salle des orgues mécaniques et des objets comme la “serinette”, sans doute créée pour reproduire le chant des oiseaux et utilisé par les dames de la haute société pour apprendre à leurs serins à chanter.

La “salle des boîtes à musique” surprend avec ses objets qui semblent anodins et qui sont en fait d’insolites boîtes à musiques, tels qu’une chaise, un tableau ou une tabatière qui, en plus de produire des sons ravissants, sont de vrais travaux d’orfèvre minutieusement dorés et sculptés.

La “salle de concert” abrite quant à elle des instruments capables de jouer seuls un morceau. Pianos, orchestrions ou instruments à cordes reproduisent les morceaux “gravés” dans des rouleaux de papier perforé. Ils ont animé de nombreuses soirées dans les cabarets, bistrots et guinguettes (qu’on peut découvrir dans une salle dédiée) et ne furent détrôné par les gramophones qu’à partir de 1935.

Dans la “salle de la musique de rue”, on retrouve des orgues de manèges, pour une ambiance fête foraine. La puissance sonore de ces orgues est considérable. Ils devaient en effet pouvoir être entendus pour attirer les badauds.

La “salle cabaret” offre un final dansant grandiose, avec ses bastringues (des pianos mécaniques dissimulés dans les meubles décorés), et un orgue de danse complet, qui pouvait jouer plusieurs heures d’affilée.

“La machine parlante” est un vieux rêve que l’Homme a su réaliser. Un petit film, ainsi qu’une scénographie retracent l’histoire de cet accomplissement.

Si découvrir les instruments et les automates est déjà passionnant, on peut également visiter la reconstitution d’un atelier et voir l’envers du décor, ce qui n’enlève rien à la magie.

“La rue” est en fait une galerie reliant les deux bâtiments du musée et aménagée de façon à ressembler à une rue de l’époque. C’est un défilé d’orgues de barbarie, un des instruments de rue les plus célèbres et au charme intemporel.

Des pièces maîtresses

La collection Roget et Gallet est constituée de jouets automates commandées par le parfumeur entre les années 30 et 50. Ces chefs d’oeuvres de beauté et de précision étaient fabriqués à des fins promotionnelles et une nouvelle collection faisait son apparition chaque année pour les fêtes de fin d‘année.

L’orgue Aéolian a quant à lui été classé monument historique en 1989.

On peut également admirer un carillon automatique ancien, restauré en en 2010 pour le 150ème anniversaire de l’annexion de la Savoie, avec treize nouvelles cloches spécialement fondues pour l’occasion et dont chacune porte le nom d’une province (actuelle ou ancienne) de Savoie.

Une des pièces de la collection, un somptueux manège de chevaux de bois, le plus ancien et dernier manège français, date de 1871. Pour le rénover et sauver ce monument du patrimoine français, le musée a lancé un appel aux dons.

Le festival de la musique mécanique

Ce festival, organisé par l'Association de la Musique Mécanique des Gets (l'AMMG) depuis 1983, se déroule sur trois jours de juillet, pendant lesquels des spectacles animent les rues du village, au son des orgues de barbarie et autres instruments mécaniques. Voyage dans le temps garanti !

 


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